29/06/2026
RÉFORME CONSTITUTIONNELLE : LES JEUNES CONGOLAIS EXIGENT UNE CONSTITUTION QUI RÉPONDE À LEURS PRÉOCCUPATIONS RÉELLES
Kinshasa, 29 juin 2026 – Alors que le débat sur la révision de la Constitution agite la scène politique nationale, le Collectif des Jeunes Congolais a tenu à sortir de la polémique politicienne pour recentrer la discussion sur l'essentiel : la jeunesse et le développement du pays. Dans un communiqué de presse publié ce jour, le Collectif appelle à une refondation constitutionnelle profonde, dénonçant les limites du texte actuel et proposant des réformes concrètes pour l'avenir des générations montantes.
Le Collectif des Jeunes Congolais tient d'abord à dédramatiser le débat. Selon eux, envisager un changement de la Constitution ne doit pas être systématiquement perçu comme une manœuvre de maintien au pouvoir de certains acteurs politiques, mais plutôt comme une « opportunité historique » de répondre aux défis majeurs auxquels la jeunesse est confrontée.
Une Constitution déséquilibrée
Le Collectif rappelle que la Constitution du 18 février 2006, bien qu'étant le socle fondamental de l'État, souffre d'un déséquilibre manifeste. Si elle détaille minutieusement l'organisation et l'exercice du pouvoir politique, elle reste insuffisamment contraignante en matière de développement humain, et particulièrement en ce qui concerne l'épanouissement de la jeunesse.
Les jeunes Congolais pointent du doigt l'article 42 de la Loi fondamentale qui stipule que
Trois propositions pour une refondation
Pour remédier à ces maux structurels, le Collectif des Jeunes Congolais ne se contente pas de critiques et formule trois recommandations précises pour une Constitution « au service de la jeunesse et du développement national ».
1. Réécrire l'article 42 : Le Collectif propose d'intégrer dans la Constitution une obligation explicite pour l'État de soutenir et financer l'entrepreneuriat des jeunes, de garantir des mécanismes d'accès au premier emploi et de promouvoir des programmes de travail étudiant favorisant l'insertion professionnelle.
2. Instaurer un verrouillage budgétaire : Pour garantir que les bonnes intentions ne restent pas lettre morte, les jeunes proposent la création d'un Fonds National de Garantie financé par une part automatique du budget national. Ce fonds serait dédié au financement des projets des jeunes entrepreneurs, avec des mécanismes de contrôle et de redevabilité stricts.
3. Constitutionnaliser l'adéquation Éducation-Emploi : Il s'agit d'élever au rang de principe constitutionnel l'obligation pour l'État d'aligner les programmes de formation (universitaire, technique et professionnelle) sur les besoins réels du marché du travail et les priorités économiques du pays.
Un débat de société, pas une affaire politicienne
Le Collectif des Jeunes Congolais rappelle que la jeunesse représente la majorité démographique du pays et qu'elle doit être pleinement associée aux discussions sur l'avenir institutionnel de la RDC.
En définitive, le Collectif invite à dépasser les considérations politiciennes pour faire du débat constitutionnel un véritable débat de société, orienté vers le développement, l'emploi, l'éducation et l'épanouissement de la jeunesse congolaise. La Constitution ne doit plus être perçue comme un simple outil de répartition du pouvoir, mais comme un levier de justice sociale et de prospérité pour la Nation tout entière.
Une Constitution déséquilibrée
Le Collectif rappelle que la Constitution du 18 février 2006, bien qu'étant le socle fondamental de l'État, souffre d'un déséquilibre manifeste. Si elle détaille minutieusement l'organisation et l'exercice du pouvoir politique, elle reste insuffisamment contraignante en matière de développement humain, et particulièrement en ce qui concerne l'épanouissement de la jeunesse.
Les jeunes Congolais pointent du doigt l'article 42 de la Loi fondamentale qui stipule que
« Les pouvoirs publics ont l'obligation de protéger la jeunesse contre toute atteinte à sa santé, à son éducation et à son développement intégral ». Bien que louable, cette disposition reste, selon eux, essentiellement déclarative car elle ne prévoit ni mécanismes d'application obligatoires ni garanties institutionnelles pour sa mise en œuvre effective.
«Les conséquences de cette insuffisance sont visibles au quotidien,»peut-on lire dans le communiqué. Face à un marché de l'emploi incapable d'absorber les milliers de diplômés qui sortent chaque année des universités, confrontés à l'absence de financements pour les jeunes entrepreneurs et à un décalage persistant entre les formations et les besoins réels de l'économie, le Collectif estime qu'une réforme est plus que jamais nécessaire.
Trois propositions pour une refondation
Pour remédier à ces maux structurels, le Collectif des Jeunes Congolais ne se contente pas de critiques et formule trois recommandations précises pour une Constitution « au service de la jeunesse et du développement national ».
1. Réécrire l'article 42 : Le Collectif propose d'intégrer dans la Constitution une obligation explicite pour l'État de soutenir et financer l'entrepreneuriat des jeunes, de garantir des mécanismes d'accès au premier emploi et de promouvoir des programmes de travail étudiant favorisant l'insertion professionnelle.
2. Instaurer un verrouillage budgétaire : Pour garantir que les bonnes intentions ne restent pas lettre morte, les jeunes proposent la création d'un Fonds National de Garantie financé par une part automatique du budget national. Ce fonds serait dédié au financement des projets des jeunes entrepreneurs, avec des mécanismes de contrôle et de redevabilité stricts.
3. Constitutionnaliser l'adéquation Éducation-Emploi : Il s'agit d'élever au rang de principe constitutionnel l'obligation pour l'État d'aligner les programmes de formation (universitaire, technique et professionnelle) sur les besoins réels du marché du travail et les priorités économiques du pays.
Un débat de société, pas une affaire politicienne
Le Collectif des Jeunes Congolais rappelle que la jeunesse représente la majorité démographique du pays et qu'elle doit être pleinement associée aux discussions sur l'avenir institutionnel de la RDC.
«Une Constitution ne tire sa légitimité que de sa capacité à répondre aux attentes du peuple, à protéger les générations futures et à favoriser le progrès collectif,» souligne le communiqué.
En définitive, le Collectif invite à dépasser les considérations politiciennes pour faire du débat constitutionnel un véritable débat de société, orienté vers le développement, l'emploi, l'éducation et l'épanouissement de la jeunesse congolaise. La Constitution ne doit plus être perçue comme un simple outil de répartition du pouvoir, mais comme un levier de justice sociale et de prospérité pour la Nation tout entière.
«Une Constitution plus forte pour une nation plus prospère et plus inclusive», telle est l'ambition affichée par le Collectif des Jeunes Congolais qui entend peser de tout son poids dans les discussions à venir.